Quel type de ruche choisir – suite

Cet article fait suite à l’article intitulé : « Quel type de ruche choisir » paru précédemment

 

Neuve ou d’occasion ?

L’acquisition d’une ruche étant un investissement à long terme, l’achat d’une ruche neuve est préférable. Si pour des raisons économiques vous préférez vous orienter vers l’achat d’une ruche d’occasion, allez la voir avant de l’acheter et inspectez-la attentivement.

Achat d’une ruche neuve

Elle doit être bien construite et dans un bois de qualité. Les ruches mal construites ou dans des bois inadaptés montrent des planches qui s’écartent ou se fendent dans les angles, laissant passer l’air et l’humidité. Elles n’assurent plus alors à la colonie la protection et la chaleur nécessaires à leur bon développement.

Les ruches fabriquées en France avec des bois issus des forêts françaises présentent à cet égard de nombreuses garanties.

Un certain nombre de fournisseurs vous proposent des ruches non montées à assembler vous-même. Leur prix est d’environ 15% inférieur au prix des ruches montées.

Achat d’une ruche d’occasion

Si, dans votre désir de devenir apiculteur, vous décidez de vous orienter vers l’achat de matériel d’occasion pour des raisons budgétaires, renseignez-vous pour savoir :

  • où, quand et par qui la ruche a été fabriquée (en France ou à l’étranger),
  • dans quelle essence de bois,
  • quel traitement de protection du bois a été appliqué à l’achat et ensuite à l’entretien (attention : il se trouve encore des ruches traitées à l’huile de vidange !)
  • dans quel état est le plancher : les planchers en bois (surtout s’ils sont en bois plein) ont tendance à pourrir à cause de l’humidité qui s’écoule le long des parois
  • si elle n’a pas servi depuis un certain temps, dans quelles condition elle a été stockée.

Elle ne devra être ni déformée ni piquée par les vers.

Donc : vous devez voir la ruche avant de l’acheter pour vous en faire une idée précise. Ce qui implique d’acheter des ruches vides (voir ci-dessous). En cas de doute, faites-vous accompagner par un apiculteur, ou à défaut quelqu’un qui connaît le bois.

Si l’état de la ruche vous convient, si le prix vous paraît justifié par rapport au prix du neuf, et que vous décidez de l’acquérir, vous devrez, quoi qu’on vous en ait dit, la désinfecter très soigneusement au chalumeau.

 

Bois ou plastique ?

Les ruches en bois possèdent un bon pouvoir isolant.

A condition d’avoir reçu un traitement de protection avant d’êtres mises en services, elles ont une durée de vie de plusieurs dizaines d’années.

Leur entretien est facile et la désinfection se fait par grattage (pour retirer cire et propolis) et passage au chalumeau.

Les traitements du bois

  • les lasures : couleurs sont agréables à l’œil, mais inconvénient de toute les lasures : traitement à refaire très fréquemment
  • les peintures à pigments métalliques d’aluminium : bonne résistance aux intempéries
  • l’huile de lin : pour être efficace ce traitement doit être fait à chaud pour pouvoir pénétrer profondément dans le bois
  • les cires microcristallines : doivent être appliquées par trempage à chaud (160 à 165°) pendant une dizaine de minutes. Elles pénètrent ainsi au cœur du bois et assurent une protection de longue durée. Nécessitant un équipement adapté, il convient de faire sous-traiter cette opération.

Les ruches en plastique sont plus légères que celles en bois, mais elles sont plus fragiles. Avantage : elles ne demandent pas d’entretien particulier.

Inconvénient : la désinfection ne peut se faire après grattage que par des bains délicats à utiliser.

 

Sédentaire ou pastorale ?

Si la ruche doit rester sur un emplacement fixe, préférez la ruche sédentaire.

Si en revanche, vous prévoyez de déplacer la ruche au gré des miellées, la ruche pastorale sera mieux adaptée.

 

Vides ou peuplées ?

Acheter des ruches peuplées présente deux inconvénients :

  • d’une part, vous devez attendre le mois de mars, voire avril, pour pouvoir l’ouvrir
  • d’autre part, à moins de vous faire accompagner d’un apiculteur ayant un minimum d’expérience, il vous sera impossible d’apprécier dans quel état se trouve la colonie et quel est l’âge de la reine

Il est donc préférable d’acheter une ruche vide. Si elle est neuve, il suffira de lui appliquer un traitement de protection. Si elle est d’occasion, il conviendra de la désinfecter et de refaire un traitement de protection du bois.

Ensuite vous vous adresserez à un apiculteur reconnu pour la qualité des essaims qu’il vend.

Vous aurez ainsi la certitude d’avoir un essaim en plein développement avec une jeune reine, promesse de belles récoltes (voir article sur les races d’abeilles).

 

Le support de ruche

Un dernier élément important mais non des moindres : sur quel support allez-vous poser votre ruche ?

Les ruches ne doivent pas être posées directement sur le sol.

Pour protéger votre dos et vos articulations, il convient de la poser à une hauteur suffisante pour vous permettre de travailler en étant droit. Cela aura également pour avantage de l’éloigner du sol et de son humidité.

En fonction de votre taille, vous pourrez la poser sur des parpaings (*), des supports en bois que vous pourrez facilement fabriquer ou acheter, ou tout autre support. Les palettes sont déconseillées car elles pourrissent rapidement. Evitez les pneus usagés dans lesquels l’eau de pluie croupit et sert de lieu de reproduction aux moustiques. Les couleuvres aiment également s’y loger.

Le support doit être absolument stable et très légèrement incliné sur l’avant (quelques degrés) pour que l’eau qui ruisselle sur le plancher puisse s’écouler.

 

 

A la suite de ces deux articles « quel type de ruche choisir », vous êtes maintenant en mesure de vous déterminer dans votre choix, en fonction de votre budget, de votre localisation géographique et du type d’apiculture que vous souhaitez pratiquer.

Alors maintenant choisissez, et passez à la prochaine étape : quelle race d’abeilles choisir !

 

 

(*) Si vous optez pour des parpaings, il faut en prévoir deux hauteurs. D’une part pour entretenir l’espace sous la ruche, et d’autre pour éviter que les vipères ne viennent y faire leur nid.

 

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