Installer un premier rucher

 

Installer un premier rucher

Installer un premier rucher

Phrase résumé du livre “Installer un premier rucher”: ce livre s’appuie sur l’expérience de l’apiculture acquise par son auteur, et nous dévoile les étapes successives qui vont du choix d’un modèle de ruche et d’une race d’abeilles à la récolte et à la mise en pots de son miel.

Par Jean Riondet, apiculteur, formateur et journaliste, 2015, 160 pages

Chronique et résumé de “Installer un premier rucher”

Introduction

Au travers de cette lecture, qu’apprendrez-vous?

Vous allez apprendre comment vivent les abeilles dans la nature, dans leur état primitif, et dans nos ruches. Vous découvrirez comment se développe puis régresse une colonie au fil des mois et des saisons, et ce que peut et doit faire l’apiculteur pour aider la colonie dans les différentes phases de son évolution et maintenir ainsi son cheptel ou le développer.

Chapitre 1: Découvrir l’abeille et son mode de vie

Le cycle de vie de l’abeille

Notre abeille, Apis mellifera est à la fois un individu isolé et un membre du groupe que l’on appelle la colonie.

La reine pond des œufs de deux type: les œufs fécondés, et les œufs non fécondés. Les œufs non fécondés donneront des mâles appelés faux-bourdons, tandis que les œufs fécondés donneront des femelles qui deviendront soit ouvrières, soit reine.

L’œuf pondu éclot au bout de trois jours pour devenir une larve qui deviendra ensuite une nymphe. A partir de la ponte de l’œuf, il faut 16 jours pour obtenir une reine, 21 jours pour une ouvrière et 24 jours pour un mâle. Le couvain est constitué de l’ensemble des œufs, des larves et des nymphes.

La durée de vie des ouvrières varie selon la période de l’année, de 40 jours en été à près de 6 mois en hiver, et leur activité au sein de la colonie varie selon leur âge. En été, les ouvrières passent les trois premières semaines de leur vie au sein de la ruche, pour devenir ensuite butineuse et rapporter nectar, pollen, propolis et eau.

La reine, après être sortie de la ruche pour se faire féconder, reste dans la ruche jusqu’à sa mort ou jusqu’à ce qu’elle essaime. Sa seule fonction sera de pondre.

Le faux-bourdon, dont la durée de vie est plus longue que celle des ouvrières, ne vit qu’au printemps et en été. Son rôle est essentiellement de féconder les reines vierges, cependant il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Triste fin que la leur puisqu’ils meurent après l’accouplement.

La colonie, mois par mois

L’abeille est un insecte social qui ne vit qu’en fonction des besoins de la colonie, et la biologie de l’abeille n’est pas toujours en phase avec celle de la colonie. C’est donc à l’apiculteur d’adapter ses interventions aux besoins de la colonie, eux-mêmes dépendant du rythme de la nature.

L’allongement des jours déclenche la reprise de la ponte de la reine. Celle-ci est nourrie exclusivement de gelée royale produite par les abeilles à partir du miel et du pollen stocké dans la ruche. Si les réserves sont insuffisantes, ou si la nature ne pourvoit pas aux besoins des abeilles, la ponte s’arrête.

La ponte qui démarre doucement en janvier se développe fortement à partir de février et surtout du mois de mars avec l’apparition des belles journées et des fleurs. A partir du mois d’avril, la profusion de fleurs et l’élévation de température déclenchent un intense développement de la ponte et un développement du couvain très rapide.

La colonie se développe, et les butineuses rapportent nectar et pollen. Le nectar transformé en miel par les abeilles excède leurs besoins et il sera dès lors prélevé par l’apiculteur.

A partir du mois de juillet les floraisons diminuent et la ponte de la reine se ralentit. Les pluies de fin d’été déclenchent de nouvelles floraisons, permettant ainsi aux ouvrières de rentrer nectar et pollen favorisant une reprise de la ponte, et permettant de compléter les réserves hivernales.

A partir du mois d’octobre, la ponte décroît et la population de la colonie diminue également jusqu’au prochain allongement des jours.

La colonie à géométrie variable

La colonie se compose:

  • d’une reine, seule et unique
  • de faux-bourdons: quelques milliers dans chaque ruche
  • des ouvrières: plusieurs dizaines de milliers à la fin du printemps.

Chapitre 2: Où installer son rucher ?

Avant d’installer un rucher, il convient de s’informer.

Ce que dit la loi

Le code rural fixe les conditions d’implantation des ruches vis-à-vis du voisinage. Dans chaque département les préfets arrêtent les distances à respecter par rapport aux propriétés voisines et au domaine public. Le maire peut également, en fonction des circonstances, prendre des arrêtés municipaux spécifiques à sa commune.

Assurer les meilleures conditions aux abeilles

L’environnement du rucher est important. Les abeilles devront avoir à proximité un environnement floral riche et diversifié, tant pour satisfaire les besoins de la colonie que la qualité et la quantité du miel qui sera récolté. Les colonies seront  éloignées des zones de grande culture dont les traitements sont très défavorables aux abeilles.

Les ruchers doivent si possible être implantés dans un endroit abrité des vents froids, des courants d’air et de l’humidité, et bien ensoleillés. Il convient également d’éviter un alignement rectiligne des ruches pour éviter la dérive des abeilles. Peindre les façades de couleurs différentes limite ce risque.

Minimiser les risques

L’ouverture des ruches présente un risque potentiel pour l’apiculteur et son entourage. Il convient donc d’éloigner les ruches des lieux fréquentés et de les ouvrir en semaine et non le week-end. Ne rien laisser traîner dans le rucher en le quittant: ni cadres, ni cire ou propolis, ni lanières de traitement.

Les obligations de l’apiculteur

  • se déclarer comme apiculteur: une déclaration initiale est à faire, soit auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations de votre département, soit en ligne : https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_13995.do.
  • s’assurer
  • si vous possédez plus de 10ruches, en faire la déclaration au moment de la rédaction de votre déclaration de revenus
  • si vous possédez plus de 50 ruches, vous devrez également en faire la déclaration à la Mutualité Sociale Agricole.

Chapitre 3 : Quel matériel adopter ?

Quel modèle de ruche choisir?

Il existe de nombreux modèles de ruches dont les plus courants en France sont les suivants: Dadant, Langstroth, Voirnot, Warré. Les ruches peuvent être en bois ou en plastique, chaque matériau ayant ses avantages et ses inconvénients.

Comment se présente une ruche?

La ruche se compose des éléments suivants: un plancher, le corps, la ou les hausses, le couvre-cadres, le toit, et une portière d’entrée. Une grille à reine est fréquemment utilisée.

Les cadres et leurs fonctions

La ruche à cadres mobiles fut une révolution dans la façon de gérer les colonies. Dans une ruche il existe deux types de cadres: les cadres de corps et les cadres de hausses . On y trouve des cadres à bâtir (souvent appelés “cires gaufrées”), des cadres bâtis vides, des cadres de couvain, des cadres de pollen et des cadres de miel.

L’évolution des cadres dans la ruche au fil des mois

De janvier où la reine recommence à pondre aux mois de mai-juin où la colonie a atteint son développement maximal, la composition du corps de ruche varie de façon considérable. Le temps arrive de poser les hausses. A partir  de juillet, les récoltes sont achevées et les hausses enlevées. La ponte diminue et le nombre de cadres de couvain également. Miel et pollen constitueront les réserves pour passer l’hiver. En octobre la colonie rentre en hivernage, le nid à couvain se resserre, les réserves sont à leur maximum. Fin décembre – début janvier il n’y a plus de couvain et les abeilles sont en grappe pour maintenir une température nécessaire à leur survie.

La caisse à outils de l’apiculteur

Deux outils de base de l’apiculteur sans lesquels il n’est rien: l’enfumoir et le lève-cadres. Les autres outils sont: la brosse à abeilles, la pince à reine, un chalumeau ou une lampe à souder, un bidon d’eau javellisée, carnet et crayon, un feutre de type Posca pour noter les observations sur le toit des ruches, et éventuellement un appareil photo.

L’équipement de l’apiculteur

Il est indispensable de se protéger. Pour cela divers équipements existent sur le marché: voile, vareuse ou combinaison intégrale: plus chère à l’achat, elle assure une protection complète du corps. Les gants: il est préférable d’en avoir lorsque l’on débute ou lorsque l’on a des abeilles quelque peu agressives. De plus, une trousse de secours comprenant une pompe à venin et une seringue d’adrénaline auto-injectable est vivement conseillée.

Chapitre 4 : Quelles abeilles choisir ?

L’amateur qui se découvre une vocation d’apiculteur ignore souvent qu’il existe plusieurs races d’abeilles. Chacune a ses particularités qu’il faut connaître avant de se décider.

Miser sur la qualité des essaims

C’est la qualité de la reine qui fait la valeur d’un essaim. Autrement dit, pour avoir un essaim de qualité il est souhaitable de se le procurer auprès d’un professionnel qui sélectionne ses reines sur les critères suivants: douceur, tenue au cadre, propension à l’essaimage, prolificité, capacités d’hivernage, résistance aux maladies.

Les périodes les plus favorables pour en prendre possession sont les mois de mai et septembre. Généralement vendus sur cinq cadres il faudra vous assurer qu’au moins trois cadres sont pondus, sur les deux faces, et sur une surface au moins égale aux trois quarts de celle de chaque cadre.

Emergence

Quelle race choisir?

Un tableau comparatif présente pour les principales races utilisées en France leurs caractéristiques ainsi que leurs avantages et inconvénients respectifs.

Chapitre 5 : Installer une nouvelle colonie

Jean Riondet aborde dans ce chapitre les problèmes liés au transport d’une colonie et les précautions à prendre pour que celui-ci se passe dans les meilleures conditions, du départ à l’arrivée.

Une fois sur place, la ruche doit être installée à son emplacement définitif, éventuellement transvasée puis nourrie avec un sirop dilué à 50% , et ce pendant trois semaines.

Chapitre 6 : Surveiller les ruches

Un cadre de couvain

De la fin de l’hiver à la fin du printemps, les ruches demandent à être régulièrement surveillées et certaines opérations doivent être effectuées en temps et en heure.

La visite des ruches: quand et pourquoi ? Pour faire de belles récoltes et assurer la pérennité des colonies, il faut les maintenir en bonne santé et avec une population adaptée au moment. Il faut donc s’intéresser de près à la dynamique de la colonie. Une première visite, dite de printemps, permet de faire le point au sortir de l’hiver. La visite de printemps se fera par beau temps et dès que possible à partir du mois de mars. Choisir une journée ensoleillée et chaude pour ouvrir la ruche. Tous les cadres devront être sortis et examinés attentivement. Le couvain sera recentré et le nombre de cadres qu’il occupe noté. Les plus vieux cadres ou ceux qui sont abimés seront remplacés par des cires gaufrées. S’il reste de la place inoccupée, remettre en place les partitions isolantes. Avant de refermer, mettre un litre de sirop à 50% (1 litre d’eau pour 1 kg de sucre), cela rassure les abeilles et favorise la remontée de la température.

Vos observations seront notées sur un carnet ou sur le toit de la ruche.

L’auteur présente une fiche de visite assez complète avec les points à vérifier, tant à l’extérieur de la ruche, avant de l’ouvrir, qu’à l’intérieur, le diagnostic à poser et les actions à entreprendre.

Par la suite, il conviendra de suivre chaque semaine le développement de la colonie, afin de permettre à la reine de pondre dans les meilleures conditions en agrandissant le nid à couvain, tout en évitant un essaimage désastreux. Si besoin un nourrissement passager sera apporté en cas de famine (faibles floraisons). La pause et le retrait des hausses s’effectueront à l’occasion de ces visites.

Après la récolte d’été il faudra effectuer les traitements anti-varroa et préparer l’entrée dans la période d’hivernage.

Enfin la visite d’automne devra permettre de vérifier l’état de la ruche avant hivernage. Pour ce faire, les cadres seront sortis et examinés attentivement un à un. Noter le nombre de cadres de couvain, de cadres de provisions, la présence de la reine. Les cadres vides seront retirés, la colonie resserrée si besoin et des partitions isolantes mises en place. Si la reine est de mauvaise qualité ou âgée, la changer. Les colonies faibles ou orphelines seront regroupées. Un nourrissement sera apporté sous forme de sirop concentré (75 % de sucre). La ruche sera ensuite pesée. Une ruche Dadant 10 cadres devra peser entre 35 et 38 kg pour bien passer l’hiver.

Chapitre 7: Nourrir ses abeilles

A l’état sauvage les abeilles ne sont pas nourries. Cependant, l’arrachage des haies et la disparition des fleurs sauvages, la modification des pratiques culturales, imposent de nourrir les abeilles dans les ruches pour assurer la pérennité des colonies.

Il existe différents types de nourrissement qui sont mis en œuvre à des moments bien particuliers. Le plus important est sans conteste le nourrissement de fin d’été, après que la dernière récolte ait été effectuée. Il permet aux abeilles de refaire leurs réserves pour l’hiver.

Les abeilles ont besoin de trois types d’aliments:

  • l’eau pour produire la gelée royale et refroidir la ruche par forte chaleur
  • le miel, le sirop de nourrissement ou le candi: le sucre est la source d’énergie des abeilles qui leur permet de faire leur travail et de produire de la chaleur.
  • le pollen, seule source de protéines des abeilles. Sans pollen pas de gelée royale, donc pas de ponte, et pas de gelée nourricière pour les larves.

Chapitre 8: Soigner et protéger les colonies

Comme tous les êtres vivants, les abeilles doivent faire face à un certain nombre de maladies et de parasites.

Pour les y aider, la prophylaxie est la première mesure à adopter tant au niveau du rucher que des ruches. Les ruchers doivent être situés dans des endroits ensoleillés, ni froids ni humides, ni en courant d’air. Les colonies seront sélectionnées sur leurs qualités hygiéniques et sur la prolificité de  leur reine de manière à avoir des populations importantes.

Le matériel fera l’objet d’une attention particulière: nettoyage annuel des planchers à la sortie de l’hiver, désinfection des corps de ruches chaque fois qu’elles sont vides et après toute maladie, désinfection du lève-cadres au chalumeau après toute suspicion de maladie sur une ruche, et lavage des mains ou des gants à l’eau javellisée, vêtements propres et régulièrement lavés.

Sont ensuite présentées les principales maladies touchant les abeilles, puis le problème majeur qu’est le varroa, ainsi que les mesures préventives et curatives à adopter. Un nouveau ravageur est à nos portes : aethina tumida qui requière la plus grande vigilance.

Enfin le cas de différents prédateurs est évoqué. Pour certains, il suffit de mettre une portière à l’entrée des ruches, réduisant ainsi le passage.

Aethina tumida: présence avérée en Italie depuis 2014. Ce petit coléoptère de la ruche (PCR) pond ses œufs dans les ruches; ses larves consomment le miel dégageant une odeur d’orange pourrie. Le miel est impropre à la consommation humaine et les colonies s’effondrent très rapidement. Beaucoup plus grave est le cas du frelon asiatique Vespa velutina qui peut provoquer des ravages considérables dans les ruchers. La prévention passe par un piégeage dès le début du mois de mars pour capturer les femelles fondatrices puis à partir du mois de juillet pour détruire le maximum de mâles et femelles reproducteurs, et de femelles venant se nourrir des abeilles pour alimenter leurs larves.

Chapitre 9 : Limiter l’essaimage

Deux beaux essaims

L’essaimage est le mode de reproduction naturel des abeilles. La reine vieillissante part de la ruche avec la moitié de la colonie. Les abeilles et le couvain restants ne pourront assurer de récolte pour la saison, même dans le cas où la jeune reine qui va la remplacer se remettrait à pondre rapidement. Dans le meilleur des cas, la récolte est compromise, dans le pire des cas, c’est la survie de la colonie qui est compromise.

L’essaimage se produit, selon les régions de mars à fin juin, voire juillet (rarement), essentiellement en avril et mai.

Les causes de l’essaimage sont :

  • un encombrement du nid à couvain par du nectar et/ou du pollen provoque un blocage de ponte
  • une population surabondante masque les phéromones royales
  • un déséquilibre dans le rapport nourrices / larves entraîne l’allongement de cellules royales

Certains signes doivent nous alerter qui se traduisent presque toujours par un blocage de ponte.

Pour stopper la fièvre d’essaimage et/ou prévenir le prévenir, la création d’essaims artificiels, le prélèvement d’abeilles et/ou de cadres miel sont les principales mesures à adopter.

Sont ensuite abordées les différentes méthodes pour créer un essaim artificiel et en assurer le bon développement, y compris l’introduction d’une reine fécondée dans un essaim ou une ruche orpheline.

Chapitre 10 : Produire et récolter son miel

Le miel récolté résulte d’une surproduction des abeilles par rapport à leurs besoins ou à leurs capacités de stockage. Mais pour ne pas faire de prélèvements qui compromettraient la survie de la colonie l’hiver venu, le miel est récolté dans les hausses qui seront posées au moment le plus opportun.

Quand et comment poser les hausses

Le “bon moment” pour poser les hausses est le moment où les abeilles occupent la totalité des cadres de la ruche et où les grandes miellées arrivent: acacia, colza, arbres fruitiers. A ce moment, la tête des cadres se couvre de cire blanche.

Il est temps de poser une hausse !

Si vous souhaitez éviter que la reine ne monte pondre dans la hausse, insérez une grille à reine entre le corps et la hausse (le bienfondé d’une telle pratique est toujours l’objet de vives discussions lors de rencontres entre apiculteurs).

Récolter son miel étape par étape

Il est préférable de faire la récolte après chaque miellée, cela permet d’obtenir des miels typés selon les floraisons. Mais attention aux périodes de famines qui s’ensuivent généralement et qui impliqueront de nourrir les colonies. Le bon moment pour récolter: lorsque les cadres de hausses sont operculés aux trois-quarts.

Il existe diverses manières d’enlever les hausses:

  • soit en introduisant la veille entre corps et hausse un plateau chasse-abeilles. Au cours de la nuit les abeilles redescendront dans la ruche et les hausses seront vides le lendemain. Cela suppose d’avoir mis une grille à reine et donc qu’il n’y ait pas de couvain
  • soit en retirant les cadres les uns après après les autres et en enlevant les abeilles qui se trouvent sur chacun d’eux par un brossage. Cette méthode ne convient que lorsqu’on a très peu de ruches.

Les cadres de miel rapportés à la miellerie seront désoperculés et mis dans l’extracteur. A la sortie de l’extracteur le miel devra être filtré pour en retirer les débris de cire et autres déchets. Il sera ensuite transvasé dans un maturateur où, contrairement à ce que son nom indique, il n’y a pas de maturation du miel à attendre, mais une simple décantation. La densité du miel étant très importante, les petits déchets remonteront à sa surface. Il suffira de les enlever.

Désoperculer un cadre

Ensuite le miel pourra être mis directement en pots ou stockés dans des futs alimentaires prévus à cet effet.

Le miel étant un produit comestible, les pots devront être étiquetés en respectant les règles fixées par décret.

A la fin de chaque chapitre, parfois au milieu, figurent des conseils pratiques qu’il est bon d’avoir en tête avant de se lancer:

  • trouver une reine et la marquer
  • allumer l’enfumoir
  • cueillir un essaim naturel
  • ouvrir une ruche
  • disperser une colonie
  • réunir deux colonies
  • nourrir au candi
  • détruire une colonie
  • désinfecter les hausses
  • protéger les hausses contre la teigne

Conclusion:

Dans ce livre Installer un premier rucher de Jean Riondet nous apprenons :

  • ce que sont les abeilles
  • quel est leur cycle de vie et comment évolue la dynamique de développement et de régression d’une colonie au cours de la saison
  • quel matériel et quelle race d’abeilles choisir
  • quelles sont les interventions à réaliser sur les ruches en fonction des saisons, pour leur assurer un développement harmonieux et pérenne,  prévenir les maladies, et enfin récolter son miel.

Points forts:

  • ce livre est bien écrit, simple et accessible à tout un chacun
  • les chapitres se suivent avec logique
  • les textes sont appuyés de photos ou dessins appropriés
  • il est suffisamment court pour ne rebuter quiconque, même les personnes en froid avec les livres.

Point faible:

Comme précisé en quatrième de couverture, ce livre est davantage un rappel pour des personnes ayant assisté aux formations dispensées par Jean Riondet qu’un livre pour découvrir et se lancer directement dans le grand bain de l’apiculture.

Si vous souhaitez découvrir une autre approche de l’apiculture par Jean Riondet, vous serez peut-être intéressé par cet autre livre: Le Rucher Durable

 

Crédits photos:

  • Quisnovus
  • David Goehring
  • Neil Kelley
  • n_yoder
  • Yves Thennevin

 

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